Je ne sais pas ce qui se passe depuis une dizaine de jours, mais je suis envahi par les pigeons.
Comme depuis un an maintenant, chaque matin j’ouvre les fenêtres de mon appartements pour aérer. Rien de bien extraordinaire. De façon exceptionnelle, il m’était arrivé de retrouver un pigeon dans mon logement.
Que sait-il passé depuis 2 semaines ? Je n’en sais rien, mais le fait est que je retrouve maintenant régulièrement des pigeons chez moi. Rien que ce matin, à 3 reprises, 2 à 3 volatiles se sont introduits dans les chambres. Outre le fait que je n’apprécie que très modérément ces rats volants, le problème, c’est qu’en plus ils ne se gênent pas pour déféquer et ont des difficultés à retrouver la sortie.
Si, un jour, j’en enferme un par erreur, je n’ose même pas imaginer l’état de mon appartement à mon retour.
Envahi par les pigeons !
janvier 28, 2010 · 2 commentaires
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Republic Day à Oberoi Woods
janvier 26, 2010 · Laisser un commentaire
Republic Day commémore l’entrée en application de la nouvelle constitution Indienne, le 26 Janvier 1950, remplaçant à cette occasion le « Government of India Act » de 1935. C’est l’un des trois jours fériés nationaux avec l’Independance Day (15 Août) et le Mahatma Gandhi Jayanti (anniversaire de Gandhi) (2 Octobre).
Dans ma résidence, cela commença à 8h par des activités pour les enfants. Puis, à 9h pétantes, comme l’indiquait très clairement l’affiche, devait se dérouler la levée des couleurs. Pourtant, ce n’est qu’à 9h30 que les gardes, revêtus de leurs habits de cérémonie, ont commencé à défiler devant les 3 tours. Puis le drapeau fut hissé au dessus du petit théâtre de la résidence et les 150-200 participants (au jugé) ont entonné l’hymne national, puis salué les couleurs à la façon des militaires. De petits drapeaux autocollants portant la mention « I love my India » avait été distribué; la plupart des gens l’avait collé sur leur vêtement au niveau du coeur. Puis, après une longue attente due à une sono défaillante, des chants patriotiques (en Hindi, je n’ai pu comprendre que les mots Gandhi et Hindustani (Indien)) ont été repris par les enfants et une chorale de femmes. Enfin, une petite collation aux couleurs nationales nous attendait : un samosa indien avec du green chutney pour le vert, des laddus (sucrerie) oranges pour le safran et pour le blanc il a fallu aller le chercher dans le plastique blanc des verres à thé (les assiettes en carton étaient jaunes !)
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Tagué : chant, drapeau, Inde, nationalisme, patriotique, Republic Day
Mesures de sécurité renforcées à Mumbai
janvier 25, 2010 · Laisser un commentaire
Je ne sais pas si les autorités ont eu vent de risques particuliers ou si les précautions sont de mises autour du Republic Day (le 26 Janvier, un des 3 principaux jours fériés Indiens), mais les mesures de sécurité ont été très sensiblement renforcées ces dernières semaines et on sent une nervosité à fleur de peau de la part des diverses forces de maintien de l’ordre :
Espérons que tout rentrera rapidement dans l’ordre !
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Tagué : Mumbai, renforcée, sécurité, terroriste
Superstitions et chiffre 13 !
janvier 25, 2010 · Un commentaire
Je ne sais pas vraiment pourquoi j’ai repensé à ça. Toujours est-il qu’en Inde, malgré les multiples superstitions d’un autre temps qui se cotoient encore, les tours (la mienne en tout cas) comptent bien un étage portant le chiffre 13 ; c’est tout simplement le treizième. Alors qu’à New York, les superstitions autour de ce chiffre « maudit » sont telles qu’aucune tour ne possède une treizième étage, ou en tout cas un étage portant le chiffre 13. Pour conjurer la malédiction, le treizième étage (car il y en a bien un) des immeubles de la grosse pomme porte en fait le chiffre 14 !.
En France, pour tout dire, je n’en ai aucune idée. Y-a-t-il un treizième étage dans les tours en France ?
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Vouvoiement ou tutoiement des parents ?
janvier 24, 2010 · Laisser un commentaire
Lors d’un cours de Hindi, nous avons abordé l’utilisation du vouvoiement en Inde. Ma prof m’indiqua qu’en général, les enfants vouvoyaient leur père, mais tutoyaient leur mère.
Bêtement sans-doute, je pensais que soit l’on tutoyait ses deux parents (ce qui est mon cas au grand dam de ma mère
), soit on les vouvoyait tous les deux. Cela m’a tout d’abord paru une sorte de manque de respect envers la mère. J’ai donc immédiatement posé la question, mais je n’ai eu pour réponse que : « c’est comme ça ! je ne sais pas pourquoi, mais c’est comme ça ! ».
Plus tard, un collègue m’a expliqué que les conventions sont différentes en fonction des régions. Dans le nord de l’Inde en général (celle qui parle Hindi), les enfants vouvoient père et mère. Par contre, dans le Gujarat (dont est originaire ma prof) et le Maharashtra, les enfants vouvoient leur père et tutoient leur mère. Comme les autres états, ces deux derniers promeuvent un respect égal des enfants envers leur deux parents. Mais ils considèrent que les enfants sont plus proches de leur mère, si proches que le vouvoiement deviendrait déplacé ; le tutoiement ne serait donc finalement que le prolongement de cette complicité et de cette relation privilégiée de la mère avec ses enfants.
Qu’en est-il en Inde du Sud ? Un collègue du Tamil Nadu, état du Sud Est de l’Inde, m’indiqua récemment qu’en général, l’Inde du Sud était plus traditionnelle et « vieille Inde » que ne pouvait l’être le Nord. Et, toujours selon lui donc, dans le Sud, les enfants vouvoient tous leur père et leur mère.
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Enfin ma moto :-)
décembre 6, 2009 · 4 commentaires
Finalement, le jour tant attendu est enfin arrivé ! Hier, en fin d’après-midi, j’ai enfin pu prendre possession de ma monture
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C’est un peu le bordel quand même !
novembre 28, 2009 · Un commentaire
Et oui, il faut quand même le dire, c’est le bordel administratif en Inde ! En tout cas pour les étrangers !…
Le problème ici, ce n’est même pas spécialement le nombre de documents supplémentaires à présenter parce que l’on est étranger. Le vrai problème, c’est que la liste de documents à présenter dépend de la personne qui s’occupe du dossier. Du coups, il faut sans cesse revenir plusieurs fois pour obtenir des permis, des cartes grises, … car forcément, l’officier aura précisément besoin du document que vous n’avez pas pensé à apporter. Je ne sais pas si c’est autant le bordel en France, mais j’ose espérer que c’est un peu plus carré.
Ca avait déjà été long pour obtenir le permis de conduire, maintenant c’est l’obtention de la carte grise de ma moto qui s’éternise. Comme ça commence vraiment à me fatiguer, le concessionnaire (qui a tous les papiers possibles et imaginables qu’il m’est possible de fournir) et moi nous sommes fixé une semaine pour obtenir cette carte grise; passé ce délai, il me remboursera et je me passerai de véhicule en Inde
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Voyage en Inde du Nord (Jour 5) : Udaipur
novembre 4, 2009 · Laisser un commentaire
Aujourd’hui, un guide nous assistera dans notre visite de la ville. Nous aurions pu partir directement à pied de l’hôtel, mais nous n’en savions encore rien. La circulation est plutôt chargée et notre chauffeur, toujours aussi calme, aidé du dit guide, bataille ferme pour se faire son chemin à travers les ruelles étroites et surpeuplées. Finalement, après à peine 500m parcourus, nous voilà déjà au premier site de la journée : le temple de Jagdish.
Surplombant l’escalier assez raide qui mène au temple, deux éléphants gardent l’entrée du sanctuaire. De part et d’autre des marches, des sâdhus, vétus en costumes traditionnels et parés de maquillages religieux, paraissent méditer. En fait, ils cherchent à se faire photographier ; une fois la photo prise, c’est pour eux le moment de demander un bakchich. D’autres sâdhus sont également assis autour du temple.
Le temple est dédié à Vishnou, le dieu protecteur, dont le véhicule (*), Garuda, une sorte d’ange, est prosterné face à l’hôtel. C’est le lieu le plus saint de la ville, et beaucoup s’y rendent en pèlerinage. Derrière le temple, nous remarquons un homme qui vend des tickets ; le guide nous indique que le produit de ces ventes sert à financer des repas offerts aux orphelins de la ville et préparés par des cuisines voisines du temple. Malheureusement, le temps d’obtenir ces informations, le vendeur de ticket a disparu ! Dans un autre coin du site, on peut trouver des plans de basilic, qui est considéré comme une plante sacrée par la religion hindou. A l’intérieur du temple, une femme, accompagnée de quelques musiciens, chante des louanges ; le guide nous confie qu’elle est ici tous les matins que dieu fait. Dans le coeur, les fidèles présentent leurs offrandes au dieu représenté par une statue en marbre noir, habillée d’un vêtement blanc brodé d’or et parée de multiples bijoux.
Il est temps de continuer notre tour par la visite du city palace, le palais des maharanas d’Udaipur. Une fois la porte passée, nous sommes accueillis par quatre éléphants levant leur trompe en signe de bienvenue. Ah, non, désolé, les temps ont changé, les pachydermes ne sont plus là pour accueillir les hôtes de marque
, mais leurs emplacements sont toujours visibles. La visite débute par la partie la plus ancienne du palais, construite par le fondateurs de la ville, le maharana Udai Singh ; les couloirs y sont étroits et sinueux, limitant ainsi l’avancé des assaillants potentiels et participant à la défense de l’édifice. Une cour intérieure surplombe le mur autour duquel se déroulaient les combats d’éléphants : chaque éléphant d’un côté du mur tire son adversaire par la trompe ; le premier qui touche le mur de son corps a perdu le combat ! Le dernier combat eu lieu en 1951. Plus on avance, plus les salles sont récentes et plus les couloirs sont droits et larges : le temps des guerres aux armes blanches sont révolus, l’aspect pratique de la vie quotidienne prend le dessus. Un peu plus loin, nous arrivons à l’autel dédié au soleil où le souverain venait se recueillir à son lever. Le mur extérieur du palais, à l’exact niveau de cette salle de prière, est ornée d’une représentation du soleil devant laquelle les sujets du royaume pouvaient eux aussi vénérer l’astre du jour. Juste à côté, se situe une cour décorée de 5 paons : alors que nous n’en avions vu que 4, le guide nous raconte qu’ils correspondent aux 4 éléments que sont l’eau, la terre, le feu et l’air; le cinquième paon, représentant les cieux, s’est envolé et n’est plus visible ! En fait, le dernier volatile est juste à l’autre bout de la cour et la légende des 5 éléments tombe à l’eau
Nous avons déjà raté le tour de bateau de midi, essayons de rattraper celui de 13h. Nous avons tout de même le temps de visiter rapidement le Durbar Hall du nouveau palais, vaste de salle de réception magnifiquement décorée. Le bateau nous emmène le long des ghats sur lesquels de belles havelis trônent, aux pieds desquels des femmes font leur lessive et d’où des gamins plongent dans les eaux du lac Pichola. Celui-ci est très bas cette année : il ne contient qu’à peine 20% de sa quantité normale. Puis le bateau longe le lake palace hotel, notamment connu par certains comme le palais du film « Octopussy » (James Bond, 1983), puis nous dépose sur l’île Jag Mandir, du nom du temple qu’elle abrite et qui aurait en partie influencé le bâtisseur Taj Mahal, l’empereur Moghol Shah Jahan, lorsque, jeune, il se réfugia et séjourna sur l’île. Nous dépêchons de retourner au quai à 13h50, sinon il nous faudrait attendre 30 minutes supplémentaires la navette suivante. Celui-ci quitte le quai, aussitôt remplacé par une vedette d’un des hôtels de luxe qui occupent l’île aujourd’hui. Mais quelques touristes ont raté le départ et le capitaine attend que la vedette se pousse pour retourner chercher les retardataires. Tout est fait pour satisfaire les touristes !
Nous déjeunons ensuite de Kulcha et de Paratha fourrés, avant de visiter une des écoles de peinture miniatures de la ville. En plus de la soie et du papier de riz, les artistes peignent aussi sur un support composé à partir d’os de dromadaire réduits en poudre.
Puis, nous nous rendons au jardin de Saheliyon-ki-Bari, « le jardin des suivantes ». C’est un lieu verdoyant à l’abri de l’agitation de la ville, où poussent de superbes rhododendrons roses ou blancs, lisses ou frisés, hauts comme des arbres, de superbes oreilles d’éléphant, des éléphants de marbre, un système de fontaines qui fonctionne sans machine, utilisant simplement la force de gravité pour propulser dans les airs l’eau du lac Fateh Sagar, qui surplombe le jardin de quelques mètres seulement. Le maharana Sangram Singh avait construit cet espace pour que sa femme; Dans une société où les femmes de la cour étaient contraintes de rester dans la zenana, la reine et les 48 femmes de compagnies qui l’avaient suivie lors de son mariage pouvaient s’y amuser tranquillement, dans un vaste espace qui leur était réservé, où elles n’avaient pas besoin de se cacher des hommes.
Nous allons ensuite chez un marchand de tapis et tissus en tout genre où nous apprenons la technique de l’impression au tampon (blocck printing en anglais). Une fois la démonstration terminée, c’est à mon tour de disposer l’un après l’autre les trois tampons bleu, vert et rouge pour faire ressortir un éléphant en tenue d’apparat. Un des employés, qui est originaire de Pondicherry, parle un français très correct.
ce soir, nous essayons le restaurant Jagat Niwas, au dessus des ghats, proche du City Palace. Du haut de son toit en terrasse, on a une très belle vue sur la lac Pichola et ses deux îles illuminées dont les murs blancs se découpent sur les eaux foncées. La nourriture y est bonne et le service de qualité. Dans un coin, un artisan vend des marionnettes en bois traditionnelles ; je ne savais pas quel petit souvenir me ramener. Voilà, c’est trouvé !
(*) chaque dieu possède son propre « véhicule ». C’est très souvent un animal (la vache Nanda pour Shiva, une souris pour Ganesh, un cygne pour Brahma, …) associé à la divinité et qui permet d’identifier sans ambiguïté le dieu représenté par une statue.
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Voyage en Inde du Nord (Jour 4) : de Kumbalgarh à Udaipur
novembre 3, 2009 · Laisser un commentaire
Grâce au change de quelques euros à l’hôtel, nous pouvons retourner ce matin nous promener dans le fort de Kumbalghar. Nous y croisons des ouvriers qui chargent sable et terre sur le dos de chameaux pour restaurer l’édifice, côtoyons une colonie de singes sur les remparts et randonnons un peu de temple en temple, avant de rencontrer un groupe de femmes revenant des champs avec des bottes de fourrages sur la tête, pendant que d’autres, à l’ombre d’une hutte, détachent les épis de maïs de plans récoltés.
Puis, en fin de matinée, il est temps pour nous de reprendre la route, direction Udaipur. Au fond d’une vallée, nous croisons un temple coloré qui attire notre attention, d’autant que le versant opposé semble abriter un grotte dont l’entrée est entourée de drapeaux rouge et blanc. Nous nous arrêtons un instant pour regarder de plus près et sommes invités à descendre dans une bâtisse qui dépasse à peine du sol. Il s’agit en fait, étalés sur 2 ou 3 étages en sous-sol, d’une succession d’autels dédiés à diverses divinités. Dans un coin, le gourou regarde tranquillement la télévision : simplement vêtu d’un dhotî, de nombreux pendentifs sur le torse, des longues dreadlocks, c’est un peu l’archétype du gourou indien. Notre guide, lui, ne nous parle que par signe, au point que nous nous demandons un instant s’il a fait voeux de silence. Il nous montre sa cellule, petite et dépouillée, simplement meublée d’une paillasse. En fait, il ne parle tout simplement pas anglais !
Notre prochain arrêt est Haldighati, site d’une très célèbre bataille au cours de laquelle, les troupes du Maharana Pratap Singh, souverain du Méwar, affrontèrent les soldats de l’empire Moghol, commandés par le Raja Man Singh de Jaipur. Lors de cette confrontation, les chevaux des armées du Méwar étaient affublés de fausse trompes. De son côté, le Maharana Pratap Singh attaqua personnellement le commandant de l’armée adverse, juché sur son éléphant. Cette bête de combat tenait une épée dans la trompe et lorsque son conducteur fut tué, en furie, elle blessa mortellement à une jambe Chetak, le cheval du Maharana; celui-ci dut alors se retirer derrière ses lignes. La légende veut que, poursuivi par des soldats ennemis, le cheval réussit tout de même à ramener son maître sain et sauf jusqu’à son propre camp avant de décéder. Dans le musée de l’artisanat qui complète le site, nous essayons le jus de canne à sucre, extrait à l’aide d’une noria. Ce n’est pas mauvais, en fait, et moins sucré que ce à quoi je m’attendais. A Mumbai, on en trouve aussi très souvent au bord des routes; le problème, c’est que le jus coule toujours sur de la glace et quand on sait dans quelles conditions la glace est conservée en Inde, je préfère éviter. Peut-être un excès de précaution, mais bon !…
En milieu d’après-midi, nous arrivons à Nathdwara, un haut lieu du culte de Krishna. Le périmètre autour du temple est sous haute surveillance policière : détecteurs de métaux et fouilles sont en place afin de s’assurer qu’aucun appareil électronique n’y pénètre. Une consigne gratuite est proposée aux fidèles et visiteurs pour garder leur téléphone et autres … Mais pour les chaussure, elles sont en tas dans la rue, sans surveillance spécifique. Maman préfère garder nos affaires pendant que papa et moi visitons, nous lui rendrons ensuite la pareille à notre tour. Papa et moi entrons et suivons les hommes ; nous nous retrouvons au pied d’un escalier où ils attendent assis ; les femmes passent par l’escalier sur notre droite et pénètrent dans le bâtiment. Soudain, la porte en haut de l’escalier s’ouvre : immédiatement, tout le monde est debout, commence à avancer, comme si le temps nous était compté. Nous sommes littéralement poussés par la foule, sans moyen de ne pas suivre, et arrivons finalement au coeur du temple. Devant un autel, des barrières canalisent la foule de la droite vers la gauche ; nous avons juste le temps d’apercevoir des prêtres qui bénissent les fidèles des premiers rangs, puis très rapidement, un rideau commence à masquer l’autel à l’auditoire. tout s’est passé probablement en moins de deux minutes depuis la montée de l’escalier et nous voilà déjà. D’autres temples secondaires sont présents dans le complexe. Nous ressortons pour permettre à ma mère de visiter le temple elle-aussi. Malheureusement, le coeur du temple n’est plus accessible et elle ne pourra y pénétrer. En fait, nous comprenons maintenant la raison de cette ruée : le coeur de ce lieu saint n’est ouvert qu’un quart d’heure par heure ! Donc, si on rate le coche, on n’a plus qu’à attendre quarante-cinq minutes supplémentaires !
Nous poursuivons notre route jusqu’aux temples d’Eklingji. Là encore, nous rejoignons chacun notre file d’attente, à gauche les hommes, à droite les femmes. Comme à l’entrée de n’importe quel site religieux hindou, de nombreux petits vendeurs de rue proposent toutes sortes d’offrandes aux dieux : des noix de coco, des fleurs, des sucreries bien spécifiques, des colliers de fleurs, … Ici encore, les photos sont interdites. A 17h, les portes s’ouvrent enfin; à leur gauche, on trouve un petit bassin dans lequel les gens viennent casser et vider leurs noix de coco. Le site est une juxtaposition d’une centaine de temples de toutes taille, certains tout petits, d’autres légèrement plus grands. Au centre, le temple principal, dédié à Shiva, renferme une statue en marbre noir, représentant quatre visages du dieu, un dans chaque direction. Un homme, qui semble en transe, danse et chante devant l’idole ; comme ivre, il a un peu l’air dans son monde à lui !
Nous entrons à Udaipur en début de soirée. La circulation est très dense dans les artères principales, légèrement moins dans les rues secondaires que choisies notre chauffeur. Notre hôtel, l’Udai Kothi, est situé dans la vieille ville, où les rues sont très étroites, à peine assez larges pour le passage d’une voiture quand les piétons sont collés aux murs. Après quelques manoeuvres délicates, nous arrivons enfin à un très bel hôtel. Après une après-midi de trajet, nous montons dîner sur le toit du bâtiment. Comme nous sommes un peu en retard, il ne reste plus de tables libres dans la partie réservée au restaurant; heureusement, il reste une table, isolée de l’autre côté de la piscine. Cela manque un peu de lumière pour lire la carte, mais au moins c’est tranquille, le repas est très agréable et la vue sympathique. Pour la première fois du voyage, nous goûtons un vin rouge Indien, Sula Cabernet-Shiraz 2008, plutôt agréable lui-aussi.
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Voyage en Inde du Nord (Jour 3) : Ranakpur et Kumbalgarh
novembre 2, 2009 · Laisser un commentaire
Nous voyageons ce matin vers Ranakpur, un des principaux lieux saints de la religion jaïne. Dans les villages, nous rencontrons encore beaucoup de vaches en liberté, de chèvres et de chiens errants, mais pour le première fois, nous voyons des sangliers déambulant tranquillement au beau milieu des habitations, comme s’il s’agissait d’animaux domestiques. N’étant plus chassés (ni les hindous, ni les musulmans ne les mangent), ils ne craignent plus l’homme et cohabitent paisiblement avec les villageois.
En route, nous nous arrêtons dans un petit village pour visiter un temple hindou. Comme dans tous les édifices religieux, nous enlevons nos chaussures pour entrer, mais pour la première fois, on nous demande d’enlever aussi nos ceintures.
Plus nous approchons de Ranakpur, plus la route rétrécit et tournicote : nous entrons dans les contreforts de la chaîne des Aravallis. Arrivé au temple, nous devons faire attention de laisser tous nos articles de cuir (ceinture, porte-feuilles et porte-monnaie, ma banane, …) dans la voiture, car les jaïns prônant le respect et la sauvegarde des animaux, on ne peut entrer avec de la peau de bête dans leurs lieux sacrés. Notre guide nous indique comment savoir qu’un temple jaïn ou hindou est en activité : en fait, c’est tout simple. Si le temple est actif, des drapeaux rouge ou/et blanc flottent sur l’édifice. S’il n’y a pas de drapeau, le temple est considéré comme un « simple » monument historique et l’on peut y pénétrer sans quitter ses chaussures ni se délester de ses articles de cuir. Le temple de Ranakpur est une merveille d’architecture religieuse. Les fines ciselures et statues taillées dans le marbre blanc font de ce vaste édifice un lieu clair et apaisant. Notre guide nous fait remarquer qu’un des piliers de la quatrième coupole est légèrement penché : tout simplement parce que le temple ne pouvait pas être parfait, seul Dieu l’est !
Nous continuons maintenant notre voyage vers la forteresse de Kumbalgarh, sur une route de montagne sinueuse. Des panneaux routiers indiquent que les abords sont peuplés de panthères. Tout à coups, le chauffeur stoppe la voiture et nous crie : « là, un tigre, sur la branche ! » (en anglais bien sûr). Nous cherchons tous à apercevoir l’animal, quand, après quelques secondes, il nous dit en souriant : « Ne cherchez plus, il n ‘y a jamais eu de tigres) et redémarre. C’était trop beau pour être vrai
En fin d’après-midi, nous arrivons finalement aux portes de l’immense forteresse, dont les hauts remparts, qui s’étendent sur plus de 36 km, renfermaient plus de 360 temples à leurs apogées. Nous profitons de l’heure qui nous reste avant la tombée de la nuit pour visiter ce que l’on appellerait en France le donjon. Ce palais, protégé du reste du fort par 4 nouvelles portes, trône au sommet d’une colline d’où l’on a une belle vue sur la région. Pour la première fois, maman se fait apposer un bindi dans un temple. En redescendant, sans comprendre pourquoi, des visiteuses indiennes nous mettent, à mon père et moi, chacun, un jeune enfant dans les bras et nous prennent en photo. Ce n’est pas la seule fois que ça arrivrera à mon père au cours de notre périple ! Un peu plus bas, nous arrivons devant une porte fermée, nous laissant juste une ouverture pour passer ; en fait, un des jeunes du groupe de touristes indiens voulait faire une blague aux autres !
Une fois la visite terminée, il est temps de se réhydrater : sauf que j’ai oublié de retirer du cash et il nous reste juste assez pour partager un thé, un soda et une bouteille d’eau ; ce soir, ce sera ceinture ! Ca nous servira de leçon pour le reste de notre voyage. A la nuit tombée, nous assistons aux illuminations qui font parfaitement ressortir les différentes structures du fort.
Nous arrivons à notre hôtel (Aodhi) vers 19h pour nous entendre dire que nous sommes en retard ; c’est bien comme accueil ! Le site est agréable et les chambres correctes, mais le dîner est d’un très mauvais rapport qualité prix pour le pays ; ils sont en position de quasi monopole (il n’y a qu’un seul autre hôtel à proximité, et qui semble moins bien), et en profitent peut-être un peu trop ! Nous passons néanmoins une agréable soirée, agrémentée d’un spectacle de danse folklorique.
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