Journal d’un Français à Mumbai

Enfin ma moto :-)

décembre 6, 2009 · 3 commentaires

Finalement, le jour tant attendu est enfin arrivé ! Hier, en fin d’après-midi, j’ai enfin pu prendre possession de ma monture :-)

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C’est un peu le bordel quand même !

novembre 28, 2009 · Laisser un commentaire

Et oui, il faut quand même le dire, c’est le bordel administratif en Inde ! En tout cas pour les étrangers !…
Le problème ici, ce n’est même pas spécialement le nombre de documents supplémentaires à présenter parce que l’on est étranger. Le vrai problème, c’est que la liste de documents à présenter dépend de la personne qui s’occupe du dossier. Du coups, il faut sans cesse revenir plusieurs fois pour obtenir des permis, des cartes grises, … car forcément, l’officier aura précisément besoin du document que vous n’avez pas pensé à apporter. Je ne sais pas si c’est autant le bordel en France, mais j’ose espérer que c’est un peu plus carré.
Ca avait déjà été long pour obtenir le permis de conduire, maintenant c’est l’obtention de la carte grise de ma moto qui s’éternise. Comme ça commence vraiment à me fatiguer, le concessionnaire (qui a tous les papiers possibles et imaginables qu’il m’est possible de fournir) et moi nous sommes fixé une semaine pour obtenir cette carte grise; passé ce délai, il me remboursera et je me passerai de véhicule en Inde :-(

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Voyage en Inde du Nord (Jour 2) : Jodhpur – Mandore

novembre 1, 2009 · Laisser un commentaire

Notre matinee commence par une marche dans le village (5 000 habitants tout de même) de Rohet ; les femmes sont habillées de sari aux belles couleurs vives (rose, orange, bleu, vert, …), les commerçants nous saluent aimablement et acceptent avec le sourire que nous les photographions, les enfants qui ne sont pas à l’école s’amusent à un de leurs jeux favoris : récolter des crayons auprès des “gorias” (les blancs). Les crayons ne sont pas chers en Inde (même pour les villageois), mais c’est à celui qui en aura amassé la plus grosse collection (dixit le mémo de l’hôtel RohetGargh où nous avons dormi) !
Comme à Jodhpur, on trouve des vaches à chaque coin de rue. Notamment un gros boeuf qui se promène tranquillement en ville, s’arrête devant les boutiques et reçoit parfois des gâteaux ;-)

Le boeuf, juste avant qu'il ne reçoive son biscuit.


Un peu plus loin, nous passons devant une école élémentaire où l’on nous invite à entrer. Les pauvres élèves : ils étaient en récréation et suite à notre arrivée (ou bien était-ce l’heure du début des cours), ils sont obligés de s’assoir en rang dans la cour et de chanter en coeur en suivant une des professeurs. Ils sont tous habillés d’un pull rouge : N’ont-ils pas trop chaud ? Nous sommes en Tshirt et nous n’avons pas froid du tout. Sans doute sont-ils habitués, après les mois d’été où le mercure indique jusqu’à 50°C (il ne fait que 24-25 à cet instant de la journée). Nous ne restons pas trop longtemps, espérant que les élèves pourront reprendre le cours de leur récréation et de leurs jeux.

Les écoliers


Nous avions rencontré un jeune homme qui nous proposa de voir comment on brodait les saris. Nous le suivons jusque chez lui où, au fond d’une cour, sa soeur est en train de décorer un dupata (sorte de foulard de 1,5mx1,5m) de broderies et de perles ou autre mirroirs. Celle-ci enseigne à maman comment procéder avant que ma mère ne s’essaie à l’exercice. Puis notre hôte nous présente des saris et dupattas ; maman ayant demandé comment se portait un sari, il lui propose d’en essayer un. La voici au sortir de la “cabine d’essayage” :

Maman en Sari

Puis, il nous montre notamment de dessus de lits. Alors que nous remarquons qu’il y a des éléphants sur toutes ses pièces, le présentateur nous dit : “S’il n’y a pas d’éléphants, les Français ne regardent pas !”.
Au bout d’un couloir, dans un espace étroit enchassé entre 2 murs, une femme confectionne des chapatis (sorte de petit pain plat, qui est la base de tout repas dans le Nord de l’Inde) : un petite boule de pâte est roulée sur une planche en bois dans une sorte de petite crêpe, qui est ensuite cuite dans une poêle spécifique en taule bombée (sorte de fond de wok). Les chapatis étant bien meilleurs frais, on ne fait pas une fournée pour les quelques jours à venir ou même pour la journée, non, la cuisinière s’y colle deux fois par jour, une fois pour chaque repas ! Dans le cas présent, la poêle chauffe sur un petit feu, le bois étant remplacé par une bouse de vache séchée, et un large pot rempli d’eau chauffe aussi à côté du feu.

PHOTO Chapati

Une fois notre tour terminé, nous quittons Rohet en quête d’un village bishnoi; n’en connaissant pas, le chauffeur, qui s’était renseigné auprès de ses collègues, nous amène dans un lieu qui s’appelle “Bishnoi village craft” ; ce n’est pas un village, mais un magasin qui vend des produits textiles, notamment confectionnés par des bishnois (je ne lirai que 2 jours plus tard qu’un de nos 4 – oui, 4 – nous indiquait où trouver un village Bishnoi, mais comme c’était le seul couvrant toute l’Inde, alors que les autres couvrent soit l’Inde du Nord, soit juste le Rajasthan, je n’avais pas pensé à y rechercher une information qui ne se trouvait pas dans les guides plus spécifiques :-( ). Toutefois, ce magasin a de beaux produits à des tarifs qui nous paraissent très raisonnable et nous y passons un bon moment (à la fois long et agréable) avant de repartir avec des sacs bien remplis.
Puis, nous rejoignons Mandore (capitale des Marvar jusqu’à la fondation de Jodhpur à seulement 8km de distance) et ses jardins. A l’entrée, un charmeur de serpents propose aux visiteurs de se passer une bête autour du cou.

PHOTO serpent

Nous passons notre tour et poursuivons notre chemin vers la galeries des dieux et héros, non loin de laquelle on peut trouver un colonie de singes.

Photo singe

Puis nous arrivons enfin aux cénotaphes des princes Rathor dont Mandore resta pendant longtemps le lieu de crémation. D’un côté, des jeunes s’amusent à sauter dans le canal qui borde ces édifices, alors que de l’autre, on trouve un sorte de nurserie pour singes où des guenons s’occupent de leurs nouveaux nés et où des jeunes singes s’amusent à se chamailler sans discontinuer. Au centre, les monuments funéraires s’élèvent sous forme de temple hindou (les dewal) ou de coupole ronde à supportée par 4 colonnes (les chhatri).
Enfin, nous retournons au fort pour prendre quelques photos de la ville bleue avant de redescendre au marché entourant la tour de l’horloge pour y goûter un makhania lassi, une sorte de yaourt liquide aromatisé au safran, un des spécialités locales. Après un bref tour dans le marché, vers 17h30, nous retrouvons Amit (le frère d’un collègue de travail – Anshul – dont les parents habitent la ville) qui nous conduit chez lui, juste au pied de la colline dominée par le nouveau palais du maharadja. Après avoir troqué nos chaussures pour des tongs grises, nous pénétrons dans un petit salon de réception, séparé du reste de la maison par un rideau, où nous faisons la connaissance des parents qui nous invitent à nous assoir. On m’avait indiqué que les cadeaux usuels lors que l’on venait dîner était soit des fruits, soit des sucreries (sweets). J’avais opté pour le second (Nos hôtes étant végétarien – donc pas d’oeuf, donc pas de ganache ou autres fourrages -, nous avions décidé d’éviter les chocolats et d’opter pour des produits locaux) et mes parents avaient apporté de Paris un vide poche horné de petites aquarelles de monuments de notre capitale. Nous offrons donc nos présents qui resteront posés sur la table, non ouverts, jusqu’à la fin de la soirée, car en Inde, on n’ouvre pas les cadeaux devant les personnes qui les ont donné. Nous discutons un moment en mangeant quelques sucreries et buvant jus de fruits et eau, puis on nous propose de nous amener acheter ou regarder de bijoux ou autres produits locaux, ainsi que des chaussures, … Justement, des chaussures, j’en cherchais ! Nous partons donc à pied avec Amit jusqu’à une grande boutique qui vend une peu de tout, notamment des chaussures (j’ai donc maintenant des mojari pour aller avec mes kurtas). Amit y achète deux boites de pâtisseries indiennes. Sur le chemin du retour, nous passons à l’entrée d’une réception de mariage réservée à la famille; on nous invite à prendre des photos et même à rester pour partager le repas. Nous déclinons poliment et lorsque nous arrivons chez nos hôtes, nous pénétrons dans la salle à manger et sommes invités à regarder les deux autels de l’appartement, situés de part et d’autre de celui-ci. Il y a seulement 4 assiettes à tables (Les parents ont certainement mangé pendant notre absence, mais je ne sais pas pourquoi !). Durant le visite de l’appartement, en passant par la cuisine, on nous remontre comment cuire des chapatis, mais surtout comment les faire en sorte que les deux faces soient séparées pour permettre de mieux attraper les aliments.

PHOTO chapati 2

Puis nous passons à table avec Amit. Au menu, complètement végétarien, du dhal, du paneer (fromage, sorte de cottage cheese) aux petits poids et raisins secs, du chou fleur, du riz, du yaourt indien (curd) avec rasgulla et gulab jamun en dessert. Nous voici tous réunis autour de la table :

PHOTO Tiwari

Nous sommes servis et resservis aimablement par nos hôtes, si bien que nous sortons de table plus que coufle. Nous continuons la soirée au salon jusqu’à 21h30, puis au moment de partir, nos hôtes nous offrent les deux boites de pâtisserie ainsi que deux petites bouteilles de parfum. je ne connaissais pas cette coutume d’offrir en retour ; nous ont-ils proposé d’aller faire des courses afin de pouvoir acheter ces pâtisseries ? Toujours est-il que nous avons passé un très bonne soirée.
Sur le chemin de l’hôtel, nous passons ce soir à côté de 2 sangliers qui mangeaient sur le bord de la route.

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Voyage en Inde du Nord (Jour 1) : de Mumbai à Jodhpur

octobre 30, 2009 · Laisser un commentaire

Nous partons, mes parents et moi, pour un tour de 3 semaines dans le Nord de l’Inde : 2 semaines autour du Rajasthan auquel nous avons rajouté Agra et son Taj Mahal, Varanasi (connu aussi sous le nom de Bénares) la ville sacrée sur le Gange, New Dehli la capitale ainsi que Amristar et son temple d’or sikh.
Ce matin, donc, nous voici à l’aéroport pour un vol direction Jodhpur via Udaipur par la compagnie Air India. Nous l’attendons à la porte 1, puis on nous indique qu’il sera à porte 6; soit, allons-y. Puis on nous indique qu’il aura 15 minutes de retard, enfin l’avion est annoncé avec 25 minutes de retard quand on nous demande de retourner à la porte 1 ! Finalement, le vol décole avec 45 minutes de retard et nous dépose en début d’après-midi à Jodhpur où un chauffeur et un guide local nous attendent.
Le guide nous indique qu’il connaît un restaurant sympathique si l’on veut déjeuner, mais nous n’avons pas très faim et surprenons quelque peu le guide en lui demandant si l’on peut nous trouver une échoppe où manger un sandwich végétarien. Et c’est donc debout, au bord de la route, dans un stand de 2m sur 4, que mes parents prennent leur premier repas en Inde.
Nous voici donc à Jodhpur, la “ville bleue”, car de nombreux murs de la ville ont été peints de cette couleur. Traditionnellement, la couleur bleue était réservée aux demeures des castes brahmanes, mais depuis, d’autres castes ont commencé à l’utiliser notamment parce qu’elle est moins salissante que le blanc et qu’elle repousserait les insectes.

Nous commençons ensuite la visite par le crématorium des maharadjas de Jodhpur où l’on peut voir de nombreux cénotaphes. D’un côté, on trouve ceux des membres de la famille régnantes, placés sans réel ordre apparent ; un petit carré de terre y est entouré de barbelé : c’est un lieu de crémation récent sur lequel sera bientôt érigé un cénotaphe. De l’autre, les monuments honorant les maharadjas sont alignés et ceux de leur épouse (la maharani) se trouve juste à côté. Au centre se trouve un temple dédié au maharadja lui-même (on perçoit ici la relation presque mystique du souverain avec ses sujets. Au fond de l’édifice, de multiples mouchoirs sont noués sur la chaîne placée devant l’autel les gens viennent prier le maharadja d’exaucer leur voeu et une fois le voeu réalisé, ils doivent venir reprendre leur mouchoir.
Nous nous dirigeons ensuite vers le fort de Mehrangarh qui surplombe la ville.

Les moucharabiers en pierre, qui surplombent les multiples cours, sont rouge-orangés sur les façades extérieures et blancs dans les cours intérieures (et non, elles ne sont pas bleues ;-) ). Le palais renferme notamment des collections de selles d’éléphant, de chaises à porteurs, de berceaux et de peintures miniatures. Celles-ci sont d’une extrême finesse, allant dans les plus petits détails et proposant de subtils jeux de transparence, le tout peint sur du papier de riz. Au dernier étage se trouve la palais des fleurs, un salon de divertissement où le maharadja admirait notamment des spectacles de danse. La décoration de cette salle est sublime, agrémentée de 85 kg d’or (sans que cela ne paraisse exagéré), de belles fenêtres multicolores et et de très belles peintures. L’artiste de cette salle y a travaillé pendant dix années et est décédé avant de la terminer; personne n’a par la suite été autorisé à prendre sa relève et une partie de la décoration est toujours inachevée.
Il est temps pour nous de redescendre à la tour de l’horloge autour de laquelle se trouve le marché locale où l’on trouve fruits et légumes, chaussures et tissus, épices et encens. Après un petit tour, nous passons devant l’Omelette Shop qui sert plus de 1000 oeufs par jour depuis plus de 30 ans ! Nous terminons par la visite d’une coopérative de tapis et tissus dont le vendeur nous baratine avec tous les produits qu’elle exporte soit disant aux marques de luxe que sont Jean-Paul Gauthier, Armani ou Hermès, ainsi qu’un marchand d’épices et de thé.
Nous retournons tranquillement à notre voiture par la place du marché, beaucoup moins animée maintenant. Quand tout à coups, à un croisement, ma mère est bousculée par derrière ; elle pense que c’est un vélo et se retourne … pour se retrouver nez à nez avec une vache qui, imperturbable, continue son chemin comme si de rien n’était !
Notre hôtel n’est pas à Jodhpur même, mais dans un petit village situé à 30 minutes de voiture. Jusque là, rien de bien exceptionnel. Sauf que rouler en Inde de jour est déjà une expérience en soi, et j’avais mis quelques jours à m’y habituer en arrivant à Mumbai. Mais rouler de nuit en pleine campagne, c’est encore le cran au dessus : certains roulent plein phares, d’autres sans feux arrières, il y a des vélos, des charrettes tractées par des chameaux, et tout cela sur une route à peine assez large pour que deux voitures s’y croisent tout juste. De quoi rendre le parcours plutôt stressant pour ceux qui n’y sont pas habitués comme mes parents. De son côté, notre chauffeur, lui, conduit calmement, comme si de rien n’était. En chemin, une antilope traverse dans la lueur de nos phares, à une vingtaine de mètres seulement du véhicule.
Enfin, après avoir tourné un peu, nous voici à l’hôtel, Rohet Garh, un vieux “fortin” reconverti, avec un très beau jardin intérieur ombragé, une petit cour agrémentée d’une piscine carrée dont les 4 coins sont ornés d’un petit chhatri (coupoles à colonnade). Notre chambre est immense avec un coin couchage avec un lit à baldaquin, un coin salon, un coin salle à manger et un coin bureau/dressing.

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Voyage en Inde du Nord (Jour -1) : La (presque) tuile

octobre 29, 2009 · Laisser un commentaire

Mes parents doivent arriver demain soir; en bon fils, je mets une touche finale au nettoyage de mon appartement et ce faisant, je réussis à … me bloquer le bas du dos :-( Je ne peux pas rester assis, seules les positions debout droit et allongé sur le dos sont encore supportable. A ce moment, je me dis que mes 3 semaines de vacance dans le Nord de l’Inde sont bien mal engagées et que mes parents partiront certainement sans moi ; si tout se passe bien, je les rattraperai au bout d’une semaine.
Comme je dois aller chercher mes parents le lendemain soir à l’aéroport et que je ne suis pas sûr d’en être capable, j’essaie de leur passer toutes les consignes pour faire du change en arrivant, prendre un taxi pré-payé, et surtout indiquer au taxi comment trouver ma résidence. Car ici, pour se déplacer, on indique un, deux ou trois bâtiments ou sites connus pour donner une idée de l’endroit où l’on va, puis une fois dans les parages, on guide le taxi. Donner une adresse exacte ne sert pas à grand chose; si on ne connaît pas du tout, une fois dans les parages, on demande son chemin. Sauf qu’à une heure du matin (heure d’arrivée de l’avion), il n’y a pas grand monde dehors dans mon quartier !
Heureusement, la femme d’un collègue (Amit) est médecin généraliste. Le lendemain matin, je me dope aux anti-inflammatoires qu’elle m’a prescrits par téléphone et ça va déjà un peu mieux. Puis, Amit m’accompagne chez un spécialiste du dos, puis chez un radiologue, puis … Résultat, en plus des anti-douleurs, une ceinture chauffante matin et soir et une ceinture abdominale la journée !
Au final, après un repos complet durant le reste de la journée, dopé et harnaché, je suis suffisamment remis pour accueillir mes parents et les accompagner dans notre périple Indien. Ouf, la veille, je n’aurais pas osé penser un dénouement aussi favorable :-D

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Ca y est, je suis presque à jour

octobre 11, 2009 · Laisser un commentaire

Voici la liste des posts en retard dont j’ai modifiée la date de publication pour rétablir la chronologie des faits :

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Un peu de retard :-(

septembre 29, 2009 · Laisser un commentaire

Bon, c’est avec beaucoup de retard que je vais enfin poster à nouveau quelques notes, pas forcément en ordre chronologique. Les premières arrivent tout de suite, les autres suivront sous peu. Veuillez m’excuser pour ce contre-temps et bonne lecture.

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Dandiya revient

septembre 28, 2009 · Laisser un commentaire

Il y a un an déjà, je découvrais navratri et dandyia, et les voilà à nouveau à l’honneur.
Navratri, c’est une fête en hommage à la déesse Kali (qui signifie “noire” en Hindi) qui s’étale sur 9 soirs et se termine par Dussera. Chaque soir, à travers la ville, des troupes de théâtre interprètent, sur des scènes disposées sur le bord des routes, des récits mythologiques dont voici quelques photos :

Navratri - au bord de la route

Navratri - au bord de la route


Navratri - la scène

Navratri - la scène


Dandiya est une danse assez particulière : les 2 danseurs ont chacun deux petits bâtons (souvent en bambou) et la base de la chorégraphie consiste à frapper le(s) bâtons du partenaire selon un séquence préalablement définie à 5 temps. Une fois les bases acquises, chaque danseur peut laisser libre court à son imagination, du moment qu’il respecte ces règles prédéfinies.
L’année dernière, j’avais eu un aperçu de cette danse dans la cantine du bureau ; les gens y dansaient par deux seulement. Cette année, deux soirées danses (Samedi et Dimanche) étaient organisées sur le court de tennis de ma résidence. Je m’habillais avec une tenue traditionnelle indienne : Kurta (sorte de grande chemise qui descend jusqu’aux genoux) et un churidar (pantalon très large à la taille, très étroit aux chevilles et très longs – les miens font 1,40m et 1,80m -, qui se porte plissé au niveau des chevilles) et contrairement au mariage d’il y a quelques semaines, je n’étais pas le seul ;-) Une amie (ma prof de Hindi) devait me rejoindre le premier soir, mais la circulation dense et le marque de rickshaw l’en ont empêchée. J’ai été formidablement accueilli à la fois par des adultes et des enfants, qui m’ont enseigné les rudiments et m’ont invité à les rejoindre sur la piste. Les gens ici dansaient par 2, 4 (on change d’un partenaire à l’autre à chaque séquence) ou encore en 2 grands cercles concentriques d’une trentaine de personnes au moins (chaque cercle tourne dans un sens différent et donc on change là aussi de partenaire à chaque séquence) : tout le monde y participe de 7 à 77 ans (comme pour Tintin ;-) ). C’est assez physique au bout d’un moment, surtout avec la fraîcheur toute relative de la nuit (27°C), heureusement un peu tempérée par un légère brise.
J’ai passé deux très bonnes soirées, conclues en point d’orgue par un “prix spécial du jury”. Le jury distribuait des prix pour les meilleurs costumes et danseurs dans chaque catégories d’âge, ainsi que le couple le plus charmant ; une fois tous les prix distribués, je me suis vu décerné un prix pour avoir participé activement et m’être intégré. J’étais, il est vrai, le seul non indien de la soirée, alors qu’il existe peut-être un vingtaine d’autres étrangers dans la résidence. J’ai donc eu le privilège de me présenter à toute l’audience. Cela m’a beaucoup touché et ces soirées m’ont permis de faire la connaissance de nombreux voisins.
Seul inconvénient : il arrive que l’on prenne des coups sur les doigts et mon index droit est un peu endolori aujourd’hui ;-)
votre serviteur, en fin de soirée

votre serviteur, en fin de soirée

votre serviteur en habit traditionnel

votre serviteur en habit traditionnel


Dandyia - un peu flou, mais ça donne une idée

Dandyia - un peu flou, mais ça donne une idée

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Tournage à Bollywood

septembre 21, 2009 · Laisser un commentaire

Ce Dimanche, vers 12h30, après avoir visité quelques coins de Bombay que je ne connaissais pas encore, alors que je prenais tranquillement un verre et un en-cas au Leopold Cafe, une jeune femme me proposa de participer à un tournage où je devrais dancer. Celui-ci venait de commencer dans un vieux théâtre situé juste en face du Chatrapati Shivaji Terminus et prendrait une bonne partie de l’après-midi contre la modique somme de 500 roupies (soit environ 8 Eur). Comme je n’avais rien de prévu qui ne pourrait être repoussé, je décidais de la suivre pour voir les coulisses de l’industrie du film.
Arrivés sur les lieux, nous pénétrons dans une vieille salle de spectacle avec un parterre et un balcon. Sur scène, une équipe s’affaire à monter une structure qui supportera les multiples spot et lumières. A l’avant de cette scène, la caméra filme déjà un groupe d’une cinquantaine de personnes, dispersées dans le fond gauche du parterre. Nous les rejoignons pour la séquence où nous “dansons” sur un air techno du milieu du fond du parterre, suivie de celle où nous applaudissons, come si nous assistions à un concert. Bon, dommage, la musique n’est pas super, mais bon, on est des acteurs, on simule ;-) . Puis on recommence la même scène de tous les coins du parterre (arrière droit, complètement à droite, devant gauche, milieu et droit), puis même chose sur le balcon.
C’est marrant, j’ai l’impression de voir plein de personnes que je connais : un des gars de l’organisation ressemble comme 2 gouttes d’eau physiquement et dans sa façcon de bouger à un copain de l’N7 (Jang pour ceux qui le connaissent), deux personnes du public me font penser à deux collègues de New York et Paris
Puis, vers 14h, c’est l’heure de la pause déjeuner : le repas est correct et propose même des plats non-végétariens. Nous profitons de cet arrêt pour discuter avec nos “co-publics” : je rencontre notamment un groupe de 3 Français, dont deux travaillent pour BNP Paribas au Barhein (le monde est décidément bien petit), des russes, des anglais, une autrichienne, … et quelques indiens qui semblent participer régulièrement à des tournages. Nous en profitons aussi pour essayer d’apprendre à quel tournage nous participons; la seule chose sûre, c’est que c’est un vidéo clip, mais quant au chanteur ? Plusieurs noms circulent ; les plus probables semblent Ankur Shah ou DJ Excellior (ou quelque chose dans le genre). La pause s’éternise un peu et finalement vers 16h00, nous sommes rappelés pour deux séquences rapprochées : une au milieu de la salle, en ordre plus serré que le matin, puis une sur la gauche du balcon. Mais, alors que chaque prise du matin semblait la bonne et n’était pas recommencée, là, nous rejouons plusieurs fois chacune des 2 prises. Puis à nouveau, un longue pause : nous attendons les danseuses (de type russes ou ukrainiennes, grandes, fines et blondes) soient habillées, enfin habillées, je devrais peut-être plutôt dire déshabillées : juste un maillot ou un jupe ultra coutre et guère plus en guise de corsage, le tout pas forcément de très bon goût ; ces accoutrements n’auraient pas forcément dénotés rue Saint Denis à Paris ! Pendant ce temps, on prépare les effets spéciaux : un vrai feu pour faire de la vraie fumée !

Effets spéciaux en préparation

Effets spéciaux en préparation


Avant de monter sur scène, on “cache” les danseuses sous des peignoirs à capuche, similaires à ceux des boxeurs et on tourne à plusieurs reprises une séquence où le public hystérique chahute un policier chargé de nous empêcher d’atteindre les danseuses qui passent dans le couloir derrière lui. Entre deux prises, le producteur a pété un plomb et engueulé comme du poisson pourri le caméraman de façon ininterrompue pendant 2-3 minutes. Ce n’était pas la première fois de la journée qu’il gueulait à son personnel, mais c’était certainement la plus violente.
Puis, une fois le calme revenu et la prise finalisée, à nouveau un pause, le temps que le rail pour le travelling et les éclairages soient prêts. Vers 18h45, nous voilà encore en place face à la scène, la caméra dans notre dos, mais ce n’est que pour voir les danseuses : elles auraient sûrement pû apprendre la chorégraphie plus tôt, mais comme elles sont sans aucun doute payées à l’heure et bien plus que le public, nous sommes là à attendre ! Et on est pas gâté, car, je ne suis pas le seul dans le “public” à trouver cette chorégraphie d’un autre âge et pas en accord avec la musique, mais c’est un point de vue d’étrangers, et ce clip est destiné à l’Inde. Le producteur est un professionnel, il doit savoir ce qui marche dans son propre pays ! Finalement, les danseuses sont prêtes et l’on commence enfin les prises et reprises.
Tournage sur scène

Tournage sur scène


Vers 19h30, nouvelle pause, ce coup-ci pour un en-cas qui nous servira de dîner. Puis nous attendons pendant que des prises rapprochées se déroulent sur scène. Puis, une heure plus tard, on nous rassemble une dernière fois pour nous dire que c’est terminé et nous payer. C’est vrai que nous n’étions pas payés à l’heure, mais est-ce une raison pour nous faire poireauter alors que la soirée est déjà bien avancée ?
Ce fut un expérience interessante, qui s’est terminée en beauté par quelques verres au bord de l’eau avec quelques un des autres intérimaires.

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Bientôt motard en Inde !

septembre 19, 2009 · Un commentaire

Deux jours plus tard, j’étais chez un concessionnaire moto pour commander mon véhicule : une Honda Shine 125cc. Ne la chercher pas dans les rues autour de chez vous, vous ne la trouverez pas, elle n’est pas commercialisée dans l’Hexagone. J’ai eu la chance de croiser la route d’un collègue motard qui m’a aidé a obtenir quelques réductions : Thanks Rajendra !
Il faut dire que le détail des prix est un peu bizarres : il y a le prix de la machine elle-même, auquel il faut rajouter le prix de la carte grise et de l’assurance : jusque la, pas de soucis. C’est ce qu’il appelle le prix “on the road”. Oui, sauf que la plaque d’immatriculation qui est pourtant obligatoire n’est pas compris. Il faut rajouter Rs 200 (3 Eur environ), ce n’est pas le bout du monde, mais pourquoi n’est-ce pas compris dans le prix initial ? Ensuite, j’ai fait rajouté la petite grille pour que la passagère assise en amazone puisse poser ses pieds : c’est quasiment indispensable en case de revente. Puis j’ai obtenu en cadeau quelques accessoires comme un housse pour protéger la moto de la poussière.
Mais, nous sommes à la période de Divali, qui est LE bon moment pour commencer quoi que ce soit : pour aménager dans un nouvel appartement, pour finir les travaux d’embellissement, pour acheter un véhicule, … Du coups, les carnets de commande étaient plus que pleins et il me faut attendre un mois pour prendre possession de ma moto !
Je retourne en Inde dans la nuit du Lundi au Mardi, il est déjà prévu que l’on aille au RTO le Mardi matin pour faire la carte grise, et j’espère bien bientôt que toutes les formalités seront enfin terminées ! Vroum, vroum, vrooouuummmm, à moi les rues de Bombay ;-)

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