Difficile de redevenir piéton …

Depuis que j’ai vendu ma moto, je retrouve les joies de devoir trouver un rickshaw pour me déplacer. Et bien, ce n’est pas jojo, c’est même un peu la galère : 20 minutes de recherche Lundi matin, 15 minutes Mardi, abandon de l’attente au bout de 25 minutes Jeudi matin (à mi-chemin, en nage, un collègue motorisé m’a gentiment proposé de m’emmener) et encore 25 minutes ce matin (le tout pour à peine 5 minutes de transport). Il n’y a guère que Mercredi où j’ai eu la chance de trouver un taxi rapidement.
La grande différence avec l’an dernier : à l’époque, j’allais travailler en horaires décalés, donc je ne subissais pas les heures de pointes comme maintenant. Je devrais peut-être redécaler ma journée … Ou bien prendre le temps d’y aller à pieds … le problème, c’est que s’il pleut, j’arrive tremper au bureau, et s’il ne pleut pas, comme il fait très chaud, je transpire largement et j’arrive aussi tremper au bureau ; et comme il n’y a pas de douches pour se changer en arrivant, ce n’est pas vraiment top !
L’an dernier, avant d’acquérir ma moto, je me suis demandé si ça valait la peine d’en acheter une vue qu’il me restait à peine six mois à Mumbai. Et bien, aujourd’hui, encore plus que lorsque je la possédais, je me rends compte de la véritable valeur de cet investissement !

C’est déjà la fin qui commence …

Ca commence vraiment à sentir la fin ! Les déménageurs viennent de passer faire leurs estimations pour rapatrier mes affaires sur Paris et, surtout, je viens de vendre ma moto :-( C’est un peu tôt, c’est vrai (je ne rentre en France que dans un moi et demi), mais la mousson arrive et il me paraissait plus judicieux de vendre mon deux-roues avant que le déluge ne commence.
J’ai d’abord cherché à vendre mon véhicule au bureau, préférant qu’un de mes collègues profite de l’occasion, mais personne n’était vraiment décidé. Du coup, mardi matin, avant de partir, j’ai placé la même annonce sur 3 sites internet. Le temps d’arriver au bureau, j’avais déjà les premières réponses. Il faut dire que la moto était presque neuve (6 mois, 1500 km au compteur) et que je la proposais à 18% de moins que le prix d’achat.
Ce midi, une des personnes intéressées vient voir la marchandise ; moins de 5 minutes plus tard, il est décidé … Le problème : son anglais est moyen, mon hindi est mauvais et je ne sais pas vraiment comment procéder. Il faut dire que je pensais avoir un peu plus de temps pour y penser ! Je téléphone aux 2 personnes qui m’avaient aidé (sans succès) à convertir mon permis Français en permis Indien : l’un parle parfaitement anglais, l’autre connaît la procédure dans ses moindres détails. Il nous faut tout de même prêt de 2h pour remplir tous les papiers, faire toutes les photocopies nécessaires, récupérer le double des clés, … et finalement, conclure la transaction en cash. Me voilà donc à nouveau piéton ! Le temps, en cette mie-journée, était ensoleillé adouci par une légère brise et les routes sont presque dégagées, parfait pour … une sortie à moto. Je sens déjà que je vais le regretter.
Maintenant, il ne me reste plus qu’à recevoir la copie de la nouvelle carte grise, certifiant que je ne suis plus propriétaire de l’engin.

Permis de conduire permanent !

Depuis quelques mois, je conduisais avec un permis “d’apprentissage” (learner’s licence), dont la validité n’est que de 6 mois. Il me fallait donc convertir ce permis temporaire en permis permanent (ou presque …). C’est ce que je fis Jeudi dernier.
Rendez-vous fut pris en fin de matinée à l’auto-école. Après avoir rempli les formulaires, nous nous rendons au R.T.O. (Regional Transport Office), sorte de préfecture de police spécialisée dans la délivrance de tout document relatif au transport (carte grise, permis de conduire, …). C’est aussi eux les examinateurs du permis de conduire.
Sauf que pour moi, les examens ont été, on va dire, quelque peu succincts. Pour commencer, je n’ai pas passé le code (alors que j’ai vu des personnes entrer dans des salles pour le passer). Ensuite venait le test de conduite. Avant de venir, je redoutais un peu celui pour la voiture, car je n’avais jamais essayé la conduite à droite. Mais, d’une part, je n’avais pas la pression, car je ne comptais pas vraiment utilisé ce permis en Inde, d’autre part, j’ai vu le genre de test qu’il faisait passer : le décor, un terrain vague; le test, démarrage, on fait un rond ou un huit, éventuellement une marche arrière. Il faut savoir aussi que l’on utilise la voiture de l’auto-école, et celui de mon école était, je ne crois pas être trop sévère en le disant, un épave. Je met le contact, je commence à sortir de la place de “parking”, je fais une marche arrière, je repars en marche avant et m’arrête car une voiture bloquait le passage, en tout, moins de 10 mètres. L’examinateur me demande comment je trouvais la voiture, et avant même que je puisses répondre, me dit qu’il ne l’aime pas et qu’il me testera sur la conduite moto. Sur ce, il me demande d’aller chercher mon véhicule. Lorsque j’arrive quelques minutes plus tard, il est en train de s’occuper d’une autre personne. Lorsque vient à nouveau mon tour, il vérifie à nouveau la validité de mes documents, puis indique que c’est bon !
J’ai donc maintenant un permis moto et auto valable dans toute l’Inde. Mais il n’est pas “vraiment” permanent, car il n’est valable que jusqu’à la fin de validité de mon visa. Si je devais prolonger, il me faudrait donc retourner à nouveau au R.T.O. pour obtenir une prolongation de mon permis.

Envahi par les pigeons !

Je ne sais pas ce qui se passe depuis une dizaine de jours, mais je suis envahi par les pigeons.
Comme depuis un an maintenant, chaque matin j’ouvre les fenêtres de mon appartements pour aérer. Rien de bien extraordinaire. De façon exceptionnelle, il m’était arrivé de retrouver un pigeon dans mon logement.
Que sait-il passé depuis 2 semaines ? Je n’en sais rien, mais le fait est que je retrouve maintenant régulièrement des pigeons chez moi. Rien que ce matin, à 3 reprises, 2 à 3 volatiles se sont introduits dans les chambres. Outre le fait que je n’apprécie que très modérément ces rats volants, le problème, c’est qu’en plus ils ne se gênent pas pour déféquer et ont des difficultés à retrouver la sortie.
Si, un jour, j’en enferme un par erreur, je n’ose même pas imaginer l’état de mon appartement à mon retour.

Republic Day à Oberoi Woods

Republic Day commémore l’entrée en application de la nouvelle constitution Indienne, le 26 Janvier 1950, remplaçant à cette occasion le “Government of India Act” de 1935. C’est l’un des trois jours fériés nationaux avec l’Independance Day (15 Août) et le Mahatma Gandhi Jayanti (anniversaire de Gandhi) (2 Octobre).
Dans ma résidence, cela commença à 8h par des activités pour les enfants. Puis, à 9h pétantes, comme l’indiquait très clairement l’affiche, devait se dérouler la levée des couleurs. Pourtant, ce n’est qu’à 9h30 que les gardes, revêtus de leurs habits de cérémonie, ont commencé à défiler devant les 3 tours. Puis le drapeau fut hissé au dessus du petit théâtre de la résidence et les 150-200 participants (au jugé) ont entonné l’hymne national, puis salué les couleurs à la façon des militaires. De petits drapeaux autocollants portant la mention “I love my India” avait été distribué; la plupart des gens l’avait collé sur leur vêtement au niveau du coeur. Puis, après une longue attente due à une sono défaillante, des chants patriotiques (en Hindi, je n’ai pu comprendre que les mots Gandhi et Hindustani (Indien)) ont été repris par les enfants et une chorale de femmes. Enfin, une petite collation aux couleurs nationales nous attendait : un samosa indien avec du green chutney pour le vert, des laddus (sucrerie) oranges pour le safran et pour le blanc il a fallu aller le chercher dans le plastique blanc des verres à thé (les assiettes en carton étaient jaunes !)

les gardes sur leur 31 !

l'assistance et le drapeau


Les enfants sur scène

La collation aux couleurs nationales !

Mesures de sécurité renforcées à Mumbai

Je ne sais pas si les autorités ont eu vent de risques particuliers ou si les précautions sont de mises autour du Republic Day (le 26 Janvier, un des 3 principaux jours fériés Indiens), mais les mesures de sécurité ont été très sensiblement renforcées ces dernières semaines et on sent une nervosité à fleur de peau de la part des diverses forces de maintien de l’ordre :

  • Au centre commercial d’à côté, de part et d’autre de la porte d’entrée, des sacs de sable forment une protection aux policiers de faction. Et les fouilles sont aussi plus minutieuses.
  • Au supermarché où je fais mes courses, les fouilles, qui étaient assez laxistes, étaient hier plus approfondies.
  • Cette semaine de nombreux barrages de police parsemaient la ville, jusqu’à l’entrée de mon complexe de bureau où, deux jours durant, le personnel de sécurité a été renforcé par des forces de police qui vérifiaient les papiers d’identité.
  • Enfin, ce soir, en arrivant chez moi, je lisais dans l’ascenseur que les autorités avaient spécifiquement émis des recommandations de sécurité accrue à toutes les tours de la métropole durant les jours qui viennent.
  • Espérons que tout rentrera rapidement dans l’ordre !

    Superstitions et chiffre 13 !

    Je ne sais pas vraiment pourquoi j’ai repensé à ça. Toujours est-il qu’en Inde, malgré les multiples superstitions d’un autre temps qui se cotoient encore, les tours (la mienne en tout cas) comptent bien un étage portant le chiffre 13 ; c’est tout simplement le treizième. Alors qu’à New York, les superstitions autour de ce chiffre “maudit” sont telles qu’aucune tour ne possède une treizième étage, ou en tout cas un étage portant le chiffre 13. Pour conjurer la malédiction, le treizième étage (car il y en a bien un) des immeubles de la grosse pomme porte en fait le chiffre 14 !.
    En France, pour tout dire, je n’en ai aucune idée. Y-a-t-il un treizième étage dans les tours en France ?

    Vouvoiement ou tutoiement des parents ?

    Lors d’un cours de Hindi, nous avons abordé l’utilisation du vouvoiement en Inde. Ma prof m’indiqua qu’en général, les enfants vouvoyaient leur père, mais tutoyaient leur mère.
    Bêtement sans-doute, je pensais que soit l’on tutoyait ses deux parents (ce qui est mon cas au grand dam de ma mère ;-) ), soit on les vouvoyait tous les deux. Cela m’a tout d’abord paru une sorte de manque de respect envers la mère. J’ai donc immédiatement posé la question, mais je n’ai eu pour réponse que : “c’est comme ça ! je ne sais pas pourquoi, mais c’est comme ça !”.
    Plus tard, un collègue m’a expliqué que les conventions sont différentes en fonction des régions. Dans le nord de l’Inde en général (celle qui parle Hindi), les enfants vouvoient père et mère. Par contre, dans le Gujarat (dont est originaire ma prof) et le Maharashtra, les enfants vouvoient leur père et tutoient leur mère. Comme les autres états, ces deux derniers promeuvent un respect égal des enfants envers leur deux parents. Mais ils considèrent que les enfants sont plus proches de leur mère, si proches que le vouvoiement deviendrait déplacé ; le tutoiement ne serait donc finalement que le prolongement de cette complicité et de cette relation privilégiée de la mère avec ses enfants.
    Qu’en est-il en Inde du Sud ? Un collègue du Tamil Nadu, état du Sud Est de l’Inde, m’indiqua récemment qu’en général, l’Inde du Sud était plus traditionnelle et “vieille Inde” que ne pouvait l’être le Nord. Et, toujours selon lui donc, dans le Sud, les enfants vouvoient tous leur père et leur mère.

    Enfin ma moto :-)

    Finalement, le jour tant attendu est enfin arrivé ! Hier, en fin d’après-midi, j’ai enfin pu prendre possession de ma monture :-)

    C’est un peu le bordel quand même !

    Et oui, il faut quand même le dire, c’est le bordel administratif en Inde ! En tout cas pour les étrangers !…
    Le problème ici, ce n’est même pas spécialement le nombre de documents supplémentaires à présenter parce que l’on est étranger. Le vrai problème, c’est que la liste de documents à présenter dépend de la personne qui s’occupe du dossier. Du coups, il faut sans cesse revenir plusieurs fois pour obtenir des permis, des cartes grises, … car forcément, l’officier aura précisément besoin du document que vous n’avez pas pensé à apporter. Je ne sais pas si c’est autant le bordel en France, mais j’ose espérer que c’est un peu plus carré.
    Ca avait déjà été long pour obtenir le permis de conduire, maintenant c’est l’obtention de la carte grise de ma moto qui s’éternise. Comme ça commence vraiment à me fatiguer, le concessionnaire (qui a tous les papiers possibles et imaginables qu’il m’est possible de fournir) et moi nous sommes fixé une semaine pour obtenir cette carte grise; passé ce délai, il me remboursera et je me passerai de véhicule en Inde :-(